Flag_english

Après une expérience humaine extraordinaire sur le plateau des Bolavens, nous nous préparons à terminer notre périple au Laos à pieds, depuis Pakse jusqu’aux 4000 îles à l’extrémité sud du pays. Au programme : 6 jours de randonnée pour environ 170 kilomètres, le long du Mékong. La vue aérienne de Google Maps nous laisse deviner une piste de sable fin et un enchaînement de petits villages, comme autant de perles enfilées sur un long fil d’or. Il nous tarde de les découvrir. On piaffe d’impatience sur la ligne du départ !

Le Vat Phou

On enfile les godasses et hop, c’est parti ! Notre première journée de marche n’est pas très intéressante (la route est encore goudronnée et en plein cagnard…) mais nous permet de renouer avec l’exercice et mène nos pas directement au Vat Phou, un temple pré-Angkorien d’une valeur culturelle et historique exceptionnelle, puisque qu’il servit de capitale au peuple Khmer au VIème siècle!

Si l’on peut toujours trouver sur le site des vestiges de cette époque, les bâtiments qui tiennent encore debout datent quant à eux du Xème siècle. Effets voyage dans le temps et « livre de la jungle » garanti ! Bon, ça reste un lieu très touristique avec un prix d’entrée assez élevé pour le pays, mais ça vaut le coup. Vous ne trouvez pas ?

La vie rurale le long du Mékong.

Après le temple, la piste. Pendant 4 jours, nous suivrons son tracé sur la rive droite du Mékong. Le premier soir, nous tentons de dormir dans un petit temple, où un vieux moine doux et un peu sénile occupant les lieux baragouine encore quelques mots de français. Souvenir des temps coloniaux ? Non, il a vécu en Belgique ! Il nous offre sans hésiter un toit sous lequel nous reposer. Malheureusement, nous sommes vraisemblablement encore trop proches des dernières infrastructures touristiques de Vat Phou, et un officier de police en civil débonnaire vient courtoisement nous demander de lever le camp et de retourner en arrière poser nos fesses dans un hôtel !

Oui mais voilà, il fait déjà nuit noire. Nous faisons mine de rebrousser chemin et dès que l’officier a le dos tourné, nous repartons dans l’autre sens en catimini ! Nous voilà à avancer au pas de course dans l’obscurité, sans savoir où diable nous allons ! Nous nous plaisons beaucoup à marcher comme cela, discrètement, à l’aveuglette, sans savoir où nous pourrons dormir ce soir. L’air est plus doux qu’en journée et sent bon le foin coupé, la nuit résonne des bruits de la vie des villages avoisinants. Voilà qu’à la sortie d’un hameau, nous tombons sur une petite famille, abritée dans une bicoque défoncée, ouverte aux quatre vents. Ils nous hèlent en nous apercevant, l’expression de leurs visages oscillant entre stupeur, curiosité et amusement, à la lueur blafarde de l’unique ampoule électrique. Évidemment, on ne se comprend pas. Impossible de répondre à leurs questions. À tout hasard, nous faisons le signe universel « dodo ? » et attendons. L’un des hommes se lève et hurle un truc dans l’obscurité de ses champs. On ne comprend que le mot « falangs » (étrangers). Un grand type (enfin, pour un laotien) émerge de la pénombre.
Après un bref dialogue, il disparait avec sa moto dans le noir. L’espace d’un instant nous nous voyons faits comme des rats, il va revenir avec les flics ! Mais notre homme ne tarde pas à réapparaitre, seul. Il nous mène vers une bicoque perchée sur pilotis sur laquelle est inscrit en larges lettres blanches sur fond bleu « village office ».

Un homme nous attend au pied du cabanon. Il ne parle pas anglais mais nous fait comprendre qu’il est le chef du village et que nous sommes les bienvenus. Avec deux autres hommes, il nous aide à nous mettre à l’aise. Les enfants se regroupent, timides et curieux, autour de la bicoque pour observer le manège. Le montage de notre moustiquaire et la cuisson des nouilles lyophilisées dans le réchaud font sensation ! Le chef de village s’absente un moment et revient bientôt avec le livre d’exercices d’anglais de son enfant. Nous entamons alors une longue conversation/cours d’anglais/cours de laotien autour de ce manuel et du petit lexique de laotien confectionné par Mariette. C’est un moment incroyable. Mr Noun, notre chef de village, nous convie ensuite à prendre une douche chez lui. La salle de bain est rudimentaire : un bac d’eau que l’on partage avec de gros crapauds et une casserole pour se jeter de l’eau froide sur la tête. C’est efficace et ça fait un bien fou après cette journée à 40°C !

Notre vieux moine sénile…

Notre vieux moine sénile…

Le lendemain, à 5h30, nous voilà repartis. Nous espérons qu’en partant tôt nous échapperons au feu du jour. Un peu plus tard, nous découvrons avec joie qu’au lieu de suivre la piste principale en plein soleil, nous pouvons emprunter un tout petit chemin parallèle bordant le Mékong et longeant les maisons, à l’ombre agréable de hautes futaies de bambou. La vue sur le fleuve est magnifique, tout comme les maisons sur pilotis en bois peint qui le bordent. Tous les habitants que nous croisons nous saluent avec enthousiasme. Chacun possède une petite terrasse ombragée en planches brinquebalantes avec hamac pour profiter de la quiétude des lieux et de la vue. Le matin, les hommes partent pêcher. D’autres vont au champ. Les femmes cuisinent, s’occupent des bébés, tressent des paniers de bambou, discutent à l’ombre ou aident à la récolte du riz. De vieilles femmes rencontrées sur le chemin nous invitent à partager leur petit déjeuner : du riz gluant avec une sauce au poisson pimentée très forte en goût et des bananes. Ces femmes sont bien volubiles et énergiques, à l’opposé total du caractère doux et timide des autres habitants rencontrés jusqu’ici. Serait-ce l’effet de cette noix de bétel, qu’elles mâchent à longueur de journée, leur donnant ce beau sourire édenté coloré de rouge ?

Notre petit sentier le long du Mékong

Notre petit sentier le long du Mékong

L’après-midi, c’est sieste pour tout le monde, sauf pour les enfants, bien studieux sur les bancs des écoles, qui nous saluent de la main dès que nous passons à proximité d’une classe. Les écoles sont de type colonial, au murs blancs. Les portes sont grandes ouvertes, les fenêtres n’ont pas de vitres. Les cours de récréation sont immenses, et des buffles paissent parfois tranquillement au milieu des bicyclettes des élèves. Dès la sortie des classes, tous les charmants gamins, libres comme l’air, nous entourent, nous sourient, nous saluent et nous suivent partout. Ils sont tellement beaux, tellement gentils !
Le soir, nous trouvons refuge dans des temples (il y en au moins un dans chaque village) où les moines généreux nous accueillent toujours à bras ouverts. Ils ne manquent jamais de nous apporter des bouteilles d’eau, du café ou un peu de nourriture, et d’échanger un peu avec nous sur nos voyages, si le langage le permet. L’avantage de dormir dans des temples est que, dès quatre heure du matin, les moines sonnent le gong et entament leurs prières méditatives. Pas de temps pour la grasse mat’ ! Ainsi, nous sommes assurés de partir tôt et de profiter des heures fraîches pour randonner. Car à 9h déjà, la température est insupportable ! Vers 14h, quand la température est extrême, nous nous autorisons de temps à autres à faire quelques kilomètres de stop sur les motoculteur-bennes des agriculteurs du coin. Ça fait un peu mal au popotin mais ça repose un tantinet les jambes, et surtout, ça donne lieu à des situations cocasses. Comme la fois où l’un de nos chauffeurs, hilare, nous balade à travers le village en criant à tout le monde un truc du genre : « Falangs à vendre ! Ils sont frais mes falangs ! ». Grosse crise de rire générale !

Ainsi va la vie le long du Mékong, rythmant notre marche dans ce petit coin de paradis…

Portrait de famille, avec quelques voisins

Portrait de famille, avec quelques voisins


Réflexions de voyage…

Ici le cours de la vie s’écoule lentement, paisible. Ces quatre jours de marche passent comme un rêve. Un midi, nous faisons une très belle rencontre. Une jeune fille sur le pas de sa porte nous interpelle, dans un anglais parfait.

  • Oh ! Mais que faites-vous ici ? Venez ! Entrez vous assoir ! Vous pouvez vous reposer un moment. Prenez ce verre d’eau fraîche…

Elle est d’une grande beauté, et la douceur même. Moon a 19 ans et est en train de préparer un master en agriculture et écologie à Pakse. Mais elle revient souvent dans la maison de ses parents, auxquels elle est très attachée, pour donner un coup de main aux récoltes ou pour aider sa mère à tenir sa minuscule boutique.

  • Nous venons tout juste de finir la récolte du riz, nous explique-t-elle. Nous sommes très contents, c’était une très bonne année.
  • Super ! répondons-nous. C’est bon pour le commerce ça !
  • Comment ça ? nous demande-t-elle étonnée.
  • Et bien, mais par ce que vous allez pouvoir faire plus d’argent en vendant plus de riz !
  • Ahaha ! Mais non, le riz c’est juste pour notre consommation personnelle ! Cette année, nous avons récolté plus que nécessaire. Comme ça nous avons des réserves pour l’année prochaine, au cas où la récolte serait mauvaise. Et on va pouvoir en donner ou échanger un peu avec voisins !

Eh oui, car ici au Laos, les gens n’ont peut-être pas beaucoup d’argent, mais ils ne manquent de rien. Ils vivent en parfaite autosuffisance, s’entraidant entre voisins, troquant leurs produits… Cette jeune fille nous fait (re)découvrir un mode de fonctionnement dont nous avions déjà eu un aperçu en Chine, mais qui cette fois-ci nous ouvre grand les yeux. Il existe d’autres façons de vivre que celle que nous offre ce monde de surconsommation sans queue ni tête dans lequel nous avons grandi. D’autres modes de fonctionnement, que notre civilisation soit disant « évoluée » a eu vite fait d’oublier au profit de ce mécanisme destructeur qui dirige notre planète aujourd’hui… Plus que jamais il nous apparaît clairement qu’après un tel voyage, il nous sera certainement impossible de reprendre le cours de nos vies là où nous l’avions laissé. D’ici, notre beau système européen nous apparaît comme fou et dénué de sens. Comment s’y réadapter ? Sans compter que nous n’en avons pas vraiment envie. En rentrant, il nous faudra réinventer quelque chose. De plus humain. De plus naturel… Mais quoi ?
En attendant, notre amie nous fait rencontrer sa mère, qui parle encore un peu français, et son père, un homme doux et discret. Ils nous invitent pour le déjeuner. C’est un délice, et nous savons que tous les produits proviennent du village ! La discussion est intense. On s’échange des histoires, des rêves…

Et si on installait la tente ici ce soir, sur les rîves du Mékong ?

Et si on installait la tente ici ce soir, sur les rîves du Mékong ?


Les 4000 îles

Après cet épisode, nous n’avons vraiment pas envie de nous engouffrer tout de suite dans la gueule béante du tourisme de masse. Or, le sud du Laos  et ses 4000 îles est réputé pour deux îles : Don Det et Don Khon. Carrefour touristique (et toc…) apparemment incontournable pour découvrir la région. Mais les autres îles alors ? Nul ne nous en a soufflé mot, pas même notre ami Google… Bizarre. Sont-t-elles inhabitées ? Inaccessibles ? Ah ! Voilà bien quelque chose qui nous plait ! Nous avons trouvé de quoi occuper nos prochains jours : visiter les 4000 îles sans mettre les pieds sur les fameuses îles à débauche !

En route vers les 4000 îles secrètes, en évitant les îles touristiques, à bord d’une barge de pêcheur

En route vers les 4000 îles secrètes, en évitant les îles touristiques, à bord d’une barge de pêcheur

En examinant bien notre carte, en parlant aux gens, en louant les services de pêcheurs ou en empruntant les bacs « locaux », nous parviendrons à nous rendre sur deux îles méconnues et magnifiques ! Elles nous ravissent, plus encore que le chemin que nous venons de parcourir. Tout y est fantastique : les maisons peintes, les palmiers, les multitudes de papillons, les cultures, la pêche, les fleurs, les enfants… On s’emplit les yeux de merveilles ! Les habitants sont très accueillants, les bambins viennent tous nous serrer la main. Néanmoins nous nous faisons encore plus respectueux et discrets qu’à l’accoutumée et ne trainons pas trop en chemin, nous ne saurions trop expliquer pourquoi. Sans doute avons-nous peur que notre présence brise quelque chose dans l’harmonie de cette incroyable vie de paradis.

Incroyable, oui, mais menacée. Nous sommes heureux d’en être témoins maintenant, car il nous semble que la génération à venir devra se réinventer un avenir. Les habitants vivent en majeure partie du produit de leur pêche. Or, avec la pollution du Mékong, la construction de barrages à-tout-va et la population croissante, le poisson se fait maintenant rare… Quelles solutions trouveront les Laotiens de demain pour préserver leur incroyable douceur de vivre ?

Embarcation des pêcheurs des 4000 îles

Embarcation des pêcheurs des 4000 îles


La deuxième île où nous nous rendons, beaucoup plus petite que la première, possède elle aussi une magnifique petite vie champêtre. Mais nous y découvrons également autre chose. A cet endroit du Mékong, se produit un phénomène assez incroyable. C’est littéralement comme si le fleuve sautait une marche de plusieurs mètres de haut. Entre la multitude d’îles, de gigantesques et monstrueuses cascades se forment, avec un débit d’eau absolument inimaginable ! C’est là que nous réalisons que les pêcheurs qui sillonnent le coin en bateau sont de sacrés pilotes ! En plus des rochers, des touffes d’herbes et des branches d’arbres qui transforment les lieux en véritable labyrinthe, ils doivent prendre en compte un incroyable courant qui, s’ils n’y prenaient pas garde, les précipiterait dans une machine à laver infernale et mortelle.

Mais le plus impressionnant, ce sont les pêcheurs des cascades, qui construisent des pièges à poissons en bois directement dans le tumulte dantesque et furieux des chutes. Relever le poisson ou réparer une nasse relève d’une technique élaborée et d’années de pratique. Un seul faux pas et c’est la mort à coup sûr. A cet endroit, le Mékong est sans pitié. Quelle n’est pas notre joie, lorsque durant l’exploration de cette île nous découvrons une de ces fameuses cascades remplie de pièges ! Dans un coin reculé de l’île, nous admirons seuls les rayons du couchant jouer dans les eaux turbulentes. C’est magnifique ! Nous sommes bien décidés à passer la nuit sur les lieux et à nous lever à l’aurore pour observer ces fameux pêcheurs en action. Mais malheureusement c’était sans tenir compte de l’absence des chers moines qui nous réveillent d’ordinaire avec leurs prières matinales. Nous dormons un tantinet trop longtemps… Et alors que nous trottons dans la lumière de l’aube pour rejoindre le bord de la cascade, nous avons juste le temps de croiser les pêcheurs en sens inverse sur le chemin, les bras chargés de poissons tous frais. Zut ! Nous ferons quand même une série de photos sympa, mais sans acteurs hélas !

Les cascades des 4000 îles

Les cascades des 4000 îles


Dommage… Nous sommes un peu déçu mais hélas, il est maintenant temps pour nous de regagner la civilisation. Notre porte-monnaie est complètement à sec, et il n’y a pas de distributeur sur les 4000 îles ! Il nous reste tout juste de quoi demander à un pêcheur de nous ramener sur la terre ferme. Le retour est un peu brutal ! Nous voici à Nakasang, la ville d’embarquement pour les îles. Bonjour agitation, bruit, déchets de plastique et produits sous vide !
Après avoir retiré de l’argent au distributeur du coin, nous nous autorisons une dernière balade avant de retourner à Pakse par le bus, pour ensuite rejoindre la Thaïlande. Cette fois-ci, nous louons les services d’un tuk-tuk pour nous rendre à Khone Phapheng, la plus grande cascade d’Asie du sud-est (par son débit). Évidemment, ce n’est plus la même chose. Il faut payer un prix d’entrée exorbitant pour y accéder et un mini bus électrique vous dépose juste au pied des chutes. Cela dit, c’est absolument parfait pour les enfants, les personnes âgées ou à mobilité réduite. Il serait  en effet dommage pour quiconque de manquer un tel spectacle. Il s’agit probablement de la cascade la plus spectaculaire que nous ayons vue jusqu’à ce jour. Une puissance phénoménale émane de ce lieu. Et en observant bien au plus près de la cascade, nous apercevons des pièges et des nasses ! Ici aussi les hommes pêchent, bravant les éléments naturels ! Courage ou folie ?

Khone Phapheng, la plus grosse cascade d’Asie du sud-est par son débit

Khone Phapheng, la plus grosse cascade d’Asie du sud-est par son débit

Et voilà. Notre périple au Laos est maintenant terminé. Dans quelques jours nous serons en Thaïlande… C’est avec le cœur gros que nous nous arrachons aux merveilles et à la population adorable de ce beau pays.

Adieu cher Laos, à la prochaine !

M. & Mme Shoes


Visages d’Asie :

Cet article comporte 12 commentaires
  1. Bonjour les enfants .Tres beau récit tres intéressant le chemin le long du Mékong avec cette verdure c’est splendide et que de rencontres .J’aime en particulier le récit «  »réflexes de voyage « que de vérités bonne suite avec autant de plaisir bisous

  2. Sous le charme total de votre récit de vos photos ici je n’ai pas les 40°c mais ont les ressent.D’accord le monde est beau l’homme aussi merci de nous l’avoir rappelé.
    Une maxime lut quelque part ((le progrès c’est la fin du monde))Peux t’ont revenir en arrière retrouvé leur quiétude leur partage ? ? ? ? J’espère que notre((( progrès )))ne vas pas les envahir trop vite.
    MERCI

  3. Magique !
    j’ai éprouvé un plaisir intense à vous lire…Que de découvertes vous faites, les enfants, c’est une chose merveilleuse que l’éveil que vous vivez…Les visages rayonnent, quel contraste avec notre monde ! Les paysages en harmonie avec le reste…Et je comprends et partage vos questions sur votre retour, mais je suis certain que vous trouverez, forts de vos expériences, le chemin qui vous conviendra. En tous cas nous serons avec vous pour vous y aider…
    Je vous embrasse fort..

  4. Salut à vous ! Ravi de voir que le voyage se passe bien et que vous avez réussi à trouver comment découvrir les 4000 îles en restant un peu à l’écart. Par contre je vous trouve un peu dur avec ce moine qui sur la photo ne parait pas si sénile que ça ! Bon courage pour la suite !

  5. Super, ce récit ! On sent bien l’enthousiasme 🙂
    Je men souviens d’un Suisse rencontré en Asie et qui avait beaucoup baroudé. Pour lui, s’il y avait un seul endroit au monde où il serait revenu poser son sac, ç’aurait été les 4000 îles de ce merveilleux Laos.
    Bonne suite !

  6. Bravo les enfants pour ce nouveau récit et ces nouvelles découvertes voici quelques commentaires , la douche à la maison en 1940 en été c’était le baquet dans la cour et rinçage à la casserole sans les crapauds .
    Pour la pêche ce n’est pas du courage ou de la folie c’est une question de survie .
    Par contre pour nous le progrès a été trop vite ,pour eux il en faudrait un petit peu quand même .
    A bientôt bonne route bises à vous deux Mame

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rechercher