Lorsque nous quittons l’hôtel ce matin, après un gargantuesque petit déjeuner en bordure de la piscine, une belle lumière illumine la ville d’une douce et radieuse lumière. Le parapluie sous le bras nous stoppons un taxi. Nous grimons à bord et réussissons à nous faire comprendre : nous souhaitons aller vers la Montagne d’or. Le chauffeur acquiesce, rote bruyamment, et nous entraine dans l’enfer de la circulation urbaine en Asie. Nous l’arrêtons finalement à un Wat à proximité qui nous tape dans l’œil alors que nous sommes à un feu rouge.

Wat Rachanadda et la Montagne d’or

Temple bouddhiste inspirée de l’architecture indoue, le Wat Rachanadda est d’une blancheur éclatante, possède une silhouette harmonieuse. L’intérieur est troublant, il est composé uniquement de rangées de colonnes carrées formant des arches. Aux extrémités de chaque allée : un Bouddha. Cette disposition donne un sens très troublant à la visite. En effet, quelque soit le côté ou l’on laisse trainer son regard, un Bouddha nous fait face. Plus nous montons dans les étages, plus nous nous rapprochons du nirvana spirituel, chaque étage symbolisant une étape méditative. Au sommet, nous apprécions une belle vue, et trouvons une relique du Bouddha.

La montagne d’or étant en vue, nous nous dirigeons par nos propres moyens, nos pieds, vers le sommet brillant que nous apercevons. Nous traversons ainsi un quartier d’artisans dont notamment une rue dans laquelle nous ne trouvons que des menuisiers ! Arrivés au pieds de la montagne, nous faisons face à un large escalier au dessus duquel la nature déborde, en laissant flotter de nombreuses feuilles géantes et branches au dessus de nos têtes. Les marches bordées de statues ultra kitch représentant des monstres et des bébés moines, nous invitent à grimper. La longue ascension jusqu’au temple au sommet est bordée des cloches et gongs que nous faisons bien entendu sonner !
Arrivés en haut, un petit sanctuaire sacré, et un gros chedi doré, mais également une vue imprenable sur la ville.

Bangkok authentique, Wat Intharavihan et Vimanmek

Nous décidons de rejoindre notre prochaine destination à pieds une fois de plus. Quoi de meilleur lors d’un voyage que de prendre son temps et de se laisser aller à se perdre vers l’inconnu ? Encore une fois la promenade dans les dédales de ruelles est un régal. Nous longeons un khlong puis nous enfonçons dans un quartier totalement déserté des touristes ou nous nous faisons dévisager par des regards amusés d’enfants jouant dans les rues, et de vieillards accroupis sur des seuils de portes. Nous découvrons aussi un tout autre visage de Bangkok qui nous plait énormément : vendeurs ambulant et marchés, réparateurs de télés, des machines à laver sur les trottoirs, et une multitude de petites échoppes en tout genre. Nous arrivons a destination : Le Wat Intharavihan. Il n’a rien d’exceptionnel d’un point de vue esthétique, mais ce qui nous attiré ici c’est sa particularité : dans sa cour se trouve un gigantesque Bouddha debout de 32m de haut tout doré !

Nous poussons notre ballade par les petites ruelles vers notre prochain objectif : Vimanmek, l’ancien palais royal. Nous croisons encore le même décor, mais cette fois çi nous traversons un marché local de fruits et légumes incongrus poissons et viandes plus ou moins faisandées. L’occasion de se confronter à un nouveau mélange d’odeurs pas vraiment agréable..

Bref nous arrivons face au Ananda Samakhom, salle du trône grosse comme un palais au décor de château italien, puis c’est en traversant le parc que nous arrivons au Vimanmek. En effet, l’ensemble des bâtiments (avec également l’ancienne salle du trône), fait partie de l’ancienne demeure royale. Vimanmek est la plus grande demeure en teck du monde. Elle possède 2 ailes de 60m de long sur 20m de haut (3 étages). La partie où le roi habitait est octogonale et forme un 4ème étage. La demeure qui ne contient pas moins de 72 chambres, et 31 salles d’exposition. La visite est effectuée en anglais uniquement.

La chasse au restaurant

Nous repérons dans notre petit guide un restaurant servant parait il les meilleurs pad thaï de Bangkok. Nous sautons dans un taxi pour retourner vers la montagne d’or, puis marchons un peu dans le quartier pour trouver notre adresse. Nous tournons en rond. Nous devons nous résigner, le restau n’existe plus, ou l’adresse est fausse. Nous ne trouvons que des bouibouis glauques à choper un mal de bide pour deux semaines.

C’est alors que nous nous heurtons pour la première fois au problème des chauffeurs de taxis. Beaucoup d’entre eux ne parlent pas anglais, et la plupart ne savent pas lire (même le thaï). Même si le très bon conseil de se munir d’une carte anglais/thaï lors d’un voyage à Bangkok est très bon, parfois il faut juste prendre son mal en patience jusqu’a ce qu’un chauffeur comprenne ce que vous souhaitez… Au bout du 3eme nous avons enfin pu arriver à proximité de l’objectif, le restaurant InLove non loin du Wat Intharavihan. Nous finissons à pieds dans une petite rue inondée. Les derniers pas se font sur une planche de bois. En effet la Chao Phraya est très haute, et déborde par endroits. (Nous apprendrons plus tard depuis l’Australie que les inondations on été catastrophiques quelques jours après notre départ)

Le restau est moins chic que les précédents et nouriture un cran en dessoous, mais c’est tout à fait correct et nous dînons sur une terrasse avec une vue imprenable sur la Chao Phraya et le pont qui l’enjambe. Au menu pad thaï quand même pour Mariette et salade au beignet de crevette sauce noix de coco pour Quentin.
Le stop du bateau bus est juste à la sortie du restaurant, nous faisons donc une petite croisière sur le fleuve pour rentrer à l’hôtel.

A demain !

Tintin & Riette

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