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Dans le super pit !

Nous nous levons vers 5:00 du matin afin d’éviter un éventuel désagréable réveil par un ranger mal luné qui dans excès de zèle nous aurait flanqué une remontrance et peut être une prune ! Nous avons planté la tente sur un espace de camping public réservé aux campings cars et caravanes ! Houuu que c’est mal ! Nous plions la tente fissa, avalons 2 barres de céréales vitaminées puis nous mettons le cap vers le marché de Boulder. Nous avons rencontré la veille un couple de retraités tout à fait charmants sur le lookout de Mt Charlotte qui nous ont informé de l’existence d’un bus gratuit effectuant un tour commenté dans le super pit. Quelle aubaine ! Nous n’allons certainement pas manquer cela !
Nous parcourons à pieds et en compagnie Martin, les 5km qui nous séparent du marché à travers des parcs et des ruelles désertes. Un superbe lever de soleil, offrant une palette de couleurs dont seul l’outback à le secret, nous baigne de sa lumière matinale et réveille petit à petit la nature autour de nous. Quelques oiseaux commencent à émerger de leurs nids douillets, les fleurs s’ouvrent et libèrent leur doux parfum bientôt recouvert par la puissante odeur des eucalyptus. En arrivant au marché nous trouvons l’arrêt du bus, et allons nous inscrire pour le premier départ.

Nous nous faisons accueillir par une ribambelle de petites retraitées armées de leur plus beau sourire et d’un arsenal de gentillesse. Elles nous proposent de garder nos sac à dos le temps de la visite, nous offrent un café et des biscuits, puis s’intéressent à nos voyages. En attendant le départ, elles nous parlent de l’histoire de la ville et nous montre fièrement quelques photos de leur collection de plusieurs milliers clichés !
Avant le départ du bus nous avons le droit à une démonstration d’une étrange machine permettant de tamiser la terre et les cailloux afin d’en extraire des pépites d’or. Puis le bus nous emmène vers ce super pit tant convoité.

Riiiiiches ! Ca y est on est riiiiches !

Riiiiiches ! Ca y est on est riiiiches !

A l’entrée de la mine, un gros 4×4 Land Cruiser plat comme une crêpe Suzette trône sur une plateforme en guise d’avertissement. Il s’est fait roulé dessus par un des énormes camions de la mine qui n’a absolument rien senti. Nous comprenons comment cela est possible lorsque nous arrivons au garage de ces fameux camions.
Changement de pneus !Véritables monstre de métal, ils mesurent environ 8m de haut à vue de nez. Un homme de grande taille arrive à la moitié de la roue. Un pneu coute 40 000 dollars, le camion en est équipé de 6 qu’il faut changer tous les 6 mois. Un camion entier coute 4 millions de dollars, est équipé d’un moteur de 2300cv propulsant à 55km/h ses 225t lorsqu’il est chargé. Le super pit mesure environ 4km de long pour 2km de large et 600m de profondeur. De plus c’est un véritable gruyère ! Nous apprenons qu’il y a suffisamment de tunnels dans les sous-sols pour rallier Kalgoorlie à Sydney ! La mine fonctionne H24 7/7j. 230 000t de caillasse en sont extraites chaque jour, soit 15 million de tonnes par an pour une production annuelle de 28t d’or. Cela en fait la plus grosse mine d’or à ciel ouvert d’Australie. Les géologues pensent qu’il y a assez d’or dans le gisement pour assurer le fonctionnement de la mine jusqu’en 2021.

Le bus nous dépose sur une plateforme au centre du super pit afin que nous puissions prendre quelques photos. Le vent est déchainé et s’engouffre dans ces profondeurs, remontant en spirale. La poussière nous empêche de voir le fond et nous fouette le visage. A peine le temps de prendre quelques clichés que nos appareils photo sont recouvert de poussière. C’est malin, l’appareil photo de Quentin à maintenant de la poussière coincée dans le viseur, et cela ne se nettoie pas… Le vent se calme finalement, et nous pouvons enfin apprécier une impressionnante vue sur le trou béant qui s’étend sous nos pieds. Les camions de la mine, aux pieds desquels nous étions quelques instants plus tôt, paraissent à présent comme de minuscules fourmis s’activant à la file indienne.

En direction du désert…

Un godet d'une petite pelleteuse de la mineDe retour en ville, une des bénévoles de l’association qui à pris soin de nous ce matin, nous propose de nous emmener au lookout public afin d’avoir une autre vue sur la mine. Nous embarquons à bord de son 4×4 et prenons de nouveau quelques clichés de cette gigantesque gueule béante. Elle propose ensuite de nous déposer à la station essence sur la route de Norseman afin que nous puissions continuer notre périple en stop. Nous faisons nos adieux à Martin, qui lui repart vers Perth. A peine avons nous tendu le pouce qu’un 4×4 s’arrête ! Un jeune ingénieur de la mine nous embarque. Il ne vas pas à Norseman mais propose de nos déposer à mi chemin dans un village où nous auront plus de chance de nous faire embarquer.
Malheureusement pour nous, nous découvrons une fois largués que le dit village n’est qu’une road house au milieu de nulle part. Il fait une chaleur à crever, il y a très peu de circulation a part les road trains et les retraités avec leurs caravanes qui sont tous apeurés par les auto-stoppeurs. Nous voyons donc nos chances de nous faire embarquer diminuer… Allons nous rester coincés ici ? C’est trop con, on était si biens partis jusque là. Nous nous étions pourtant jurés de ne pas se faire avoir en restant coincés au milieu de nulle part. Nous aurions du refuser ce trajet et attendre qu’une voiture nous embarque d’une traite à Norseman. Nous attendons. Tendons le pouce. Commençons à douter. Il ne faut pas ! Ne pas réfléchir ! L’ombre commence à se faire rare, les puissants rayons de soleils nous attaquent la peau.

Le superpit vu du lookout public

Le superpit vu du lookout public

Voilà 1:30 que nous patientons. Ce n’est pas énorme, mais en plein désert c’est long. Et sans trafic, pour des auto-stoppeurs ce n’est pas très engageant. C’est alors qu’une minuscule voiture rose providentielle s’arrête à la station. Une jeune femme en sors et nous hèle. Jess à une trentaine d’années est originaire de Perth. Elle a accepté un poste de prof à Norseman pour tenter quelque chose de différent et rembourser ces dettes. Évidement le salaire est plus intéressant lorsqu’on travaille dans le bush, et il n’y a rien pour dépenser son argent. Elle nous propose de visiter son école, puis nous dépose à la station essence qui marque le début de notre prochaine épreuve : la Nullarbor. Elle nous propose de revenir passer la nuit chez elle au cas où personne ne s’arrête.

Nous la remercions, puis plein d’entrain ressortons notre pancarte. 20mn plus tard pour un vieux van bleu apparaît au carrefour derrière la station essence puis se stoppe à notre niveau. Nous n’y croyons pas ! Nous étions prêts à dormir chez Jess cette nuit ! Andrea et Stefania sont frère et sœurs originaires d’Italie ! Ils parlent Français, Anglais et Italien ! Andrea nous explique qu’il n’a qu’une place de disponible. Il est un peu embêté, il ne veut pas nous laisser là. Finalement il accepte de nous embarquer tous les deux. Quentin saute alors à l’arrière du van et c’est parti pour 3 jours de ligne droite dans une plaine désertique à 80km/h !

 A bientôt

Tintin & Riette

Coincés dans le désert avant la Nullarbor

Coincés dans le désert avant la Nullarbor

Cet article comporte 9 commentaires
  1. Très agreable d’avoir un petit journal à lire ça me plait bien ceci pendant mon petit déjeuner a 8h30 je vous suis sur la carte je suis arrivée aNorseman après en effet c’est un peu le désert courage j’attends mon prochain journal mon fils a eu raison de me brancher vers vous gros bisous Maxmie

  2. Superbe visite ! Je ne vous dis pas l’impression que l’on doit avoir abord du carrier lorsqu’on descend les pentes !!! Une erreur et hop, le grand saut ! Bonjour les clés à molettes pour démonter les roues…Il faut au moins 2 hommes et le caporal…Vivement la suite…
    Bisous papapo.

  3. Sacré trou, sacré camions sacré godet tout est démesuré sauf Mariette qui est rès bien en tenus orange fluo!!

    bises

    papa papou

  4. ça ferait une belle piscine une fois rempli d’eau ce petit trou!

    15MT de caillou pour 28 T d’or… ça c’est de la productivité 😀 j’espère qu’ils utilisent la roche extraite pour autre chose que l’or!
    et Riette en mineuse, c’est la classe! mais t’as oublié le casque de chantier!

  5. Que d’aventures!!!j’espère que vous avez fait des provisions…..de minerai!!!!
    Nous vous suivons avec grand intérêt et chapeau!!!!pour votre expédition. Bonne continuation et bon courage

  6. Nous venons de lire avec Mamie qui suit avec beaucoup d’intérét les aventures de Tin tin et Riette.
    Mamie est venu visiter son dernier petit fils dans le nord…….
    Mamie est tout a fait sensible à cette mine d’or, puisque elle a connu Jessie Traill dont le père anglais était parti faire fortune en australie dans les mines d’or.
    Jessie sa fille pendant la guerre de 14 soignait des blessés australiens dans un hopital à bois guillaume où elle a fait la connaissance de la maman de Mamie qui était elle aussi volontaire pour soigner les blessés.
    Et notre grand mère recevait ces infirmières australiennes à La Bucaille pour se retaper.
    Jessie est revenu chaque année à La Bucaille.
    Elle a passé sa vie à travers le monde.
    C’était un personnage qui reste un si bon souvenir!
    Au prochain chapitre!
    Bisous du Nord

  7. He ben c’est du sport l’autostop! En tout cas les photos sont superbes, que ce soit la mine, le désert ou les plages des articles précédents!

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